Petit aspect de ce que le Japon Peut représenter Aux yeux des etrangers, et qu'elle est son image...
LE DECOR
Au JapOn, pas de pièces encOmbrées de meubles – cOmme en Occident Ou à Pékin. Le décOr est sObre et OrdOnné, imprégné de calme. Enlever ses chaussures avant d'entrer dans une maisOn japOnaise est une cOutume tOujOurs respectée. Le futOn Où l'On dOrt, les parOis cOulissantes en papier de riz qui permettent de mOdifier l'OrganisatiOn de l'espace, les sOls recOuverts de nattes de paille Ou tatamis et les tables basses Où l'On mange témOignent de la survivance des traditiOns. Dans beaucOup de maisOns, une pièce est réservée à la cérémOnie du thé.
La cérémonie du thé
Codifiée au XVIème siècle, elle s'enseigne toujours, au même titre que la musique ou la danse. Le thé se boit plus simplement dans des bols en céramique ou une fine tasse de porcelaine, tôt le matin et pendant les repas, sans sucre bien entendu. Le thé n'est pas offert lors des naissances ou des mariages car ses feuilles courtes et coupées sont un symbole de mort. Le thé vert est très désaltérant mais on opte aussi pour du thé aromatisé à la pomme, à la rose ou à la cannelle. Avec le thé vert, on présente des confiseries qui vont comme disent les Japonais, « habiller l'estomac ».
Les repas japonais
Plats, assiettes et bols sont choisis en fonction des saisons.En automne et en hiver, la cuisine japonaise servie dans de la vaisselle à dominante blanche, dans un endroit trop bien éclairé, perd la moitié de son attrait.Il lui faut la lueur des chandelles, la laque noireet rouge.
Quand aux mets, ils sont servis en petites quantités, dans des plats individuels – contrairement aux repas chinois, où de vastes plats offrent une nourriture abondante. La soupe est servie dans des bols munis de couvercles qui, lorsqu'on les soulèvent, laissent échapper une douce vapeur. On n'utilise pas de cuillère lorsqu'on mange japonais. On se sert de baguettes pour saisir tout ingrédient à ajouter à la soupe, puis on porte le bol aux lèvres des deux mains. Les baguettes japonaises sont plus effilées que les chinoises et sont généralement fabriquées en bois laqué.
À la table japonaise, l'invité agenouillé sur ses talons doit, s'il apprécie la vue et le goût des mets, le faire savoir avec la langue de manière... audible. Pour les Japonais, la nourriture est plus qu'un aliment qui fournit protéines et calories, ils y voient un apport spirituel. La nourriture japonaise diffère de toutes les autres cuisines asiatiques par sa simplicité et sa pureté. Elle habitue le palais à accepter et à apprécier les aliments dans leur état le plus naturel, et souvent même cru.
Les Japonais n'essaient pas d'impressionner la galerie avec des aliments hors saison. Au contraire, ils apprécient les nourritures au moment où elles sont offertes par la nature. Au printemps, ils sculptent une rondelle de carotte en forme de fleur ; à l'automne, ils lui donnent la forme d'une feuille d'érable. L'été, les légumes sont verts et croquants, servis avec des nouilles glacées ; en hiver, on fait du sukiyaki, boeuf sauté aux légumes cuisiné directement à table. Ce sentiment d'alternance des saisons imprègne toute la culture et la pensée japonaises.
Les plats les plus populaires
Le sushi, version japonaise du sandwich, naquit en Asie à une époque où on ne connaissait pas le sel pour conserver les aliments. On enveloppait le poisson dans du riz cuit, acidulé au vinaigre. Les grains fermentaient, salaient le poisson et lui permettaient de se conserver. Le sushi d'aujourd'hui est apparu au milieu du XlXème siècle à Tokyo, dans les gargotes du centre-ville. On le mangeait debout, sur le pouce, comme un hot-dog. C'était un plaisir bon marché et populaire. Sa qualité dépendait plus de l'adresse avec laquelle il était fabriqué que des aliments qui le composaient. Seuls les hommes pouvaient le réaliser, car leurs mains étant plus froides que celles des femmes, ils arrivaient à mieux malaxer le riz collant à grains ronds et courts.
Le sashimi consiste en un assortiment des meilleures parties des poissons crus, thon, saumon, calmar, daurade. Il se sert avec une sauce à base de sauce soya et de wasabi (raifort vert) qui ajoute une saveur piquante sans masquer celle du poisson. La sauce de soya est le sel japonais. Elle est connue depuis l'an 710 et fabriquée commercialement depuis le XVIème siècle. Le daikon, un radis blanc qu'on appelle « grande racine », accompagne les plats de sashimi.
Thé et saké – La tradition veut qu'un repas japonais se termine avec du thé vert dont les Japonais sont de grands consommateurs. L'hiver, vous pouvez aussi servir du saké tiédi dans un récipient d'eau chaude. On le boit dans des coupes minuscules, qu'on appelle sakazuki. En été, on peut servir le saké glacé. Enfin, le cérémonial du saké exige que la personne qui boit ne remplisse pas elle-même son verre.